Actualité

Chômage adapté à l’augmentation de l’âge légal de la retraite

L’augmentation de l’âge de la retraite de 65 à 66/67 ans a des conséquences indirectes sur le droit aux allocations de chômage. Les travailleurs ne peuvent plus bénéficier d’allocations de chômage à partir du mois suivant celui au cours duquel ils atteignent l’âge de 66 ans. Seules les personnes qui ne touchent pas de pension et sont au chômage temporaire peuvent encore entrer en considération après 66 ans, sauf en cas de chômage temporaire pour cause de force majeure.

Projet de loi portant des dispositions diverses relatives au travail - un aperçu

Le 3 février 2026, un projet de loi portant des dispositions diverses relatives au travail a été déposé au parlement. Ce projet est une étape suivante dans la mise en œuvre de l’accord de gouvernement, notamment sur le plan de la modernisation prévue du droit du travail. La discussion ci-après est basée sur des projets de textes. Des adaptations sont encore possibles. La législation n’est définitive qu’à partir du moment de sa publication au Moniteur Belge.

Réforme du portefeuille PME - conseil en cybersécurité uniquement

Dans le cadre de l’établissement du budget flamand pour 2026, des économies sur le portefeuille PME avaient été annoncées. Pour réaliser ces économies, le service conseil sera limité aux conseils en matière de cybersécurité à partir du 1er février 2026. Le gouvernement flamand en a décidé ainsi lors du conseil des ministres du 23 janvier 2026. Cette mesure d’économie a été publiée au Moniteur Belge le 3 février 2026.

Heures supplémentaires fiscalement avantageuses - le crédit de 180 h devient permanent

L’augmentation temporaire de 130 à 180 heures pour la réduction d’impôt et la dispense de précompte professionnel pour les heures supplémentaires devient permanente pour tous les secteurs dès 2026. Les crédits majorés existants restent. Cette discussion est basée sur des projets de textes. Des amendements sont donc toujours possibles et peuvent encore modifier la réglementation telle que décrite ici. Le présent commentaire s’applique sous réserve de publication au Moniteur belge.

Prolongation des heures de relance jusqu’au 31 mars 2026 inclus - état de la situation

Fin 2025, le gouvernement fédéral avait annoncé que la mesure des 120 heures de relance nettes serait prolongée jusqu’au 31 mars 2026 compris. La loi à ce sujet a été publiée au Moniteur belge du 27 février 2026. Ensuite, à partir du 1er avril 2026, un nouveau régime structurel entrerait en vigueur, dans le cadre duquel l’employeur pourrait payer jusqu’à 240 heures supplémentaires volontaires par année civile à un tarif avantageux. Les heures de relance prestées au premier trimestre de 2026 en seraient déduites. Le cadre légal du nouveau régime est encore en cours d’élaboration.

7657 - Actualisation de l’indice à partir du mois de janvier 2026

Chaque mois, le SPF Économie publie les nouveaux indices. Ces chiffres servent de base de calcul pour l’indexation automatique des salaires, des traitements et des allocations. L’indice du SPF fera l’objet d’une double actualisation cette année. D’une part, une nouvelle année de base sera prise en compte. L’année 2025 sera considérée comme « base 100 ». D’autre part, la classification des biens et services pour constituer l’indice des prix à la consommation sera affinée. Afin d'assurer un traitement uniforme de l'introduction d'une nouvelle année de référence, la convention collective générale 184 a été conclue au sein du NAR.

Sécurité sociale en cas de travail dans plusieurs pays - les prestations en dehors de l’EEE sont également prises en compte

Dans un arrêt du 11 décembre 2025, la Cour européenne de justice précise comment déterminer la législation relative à la sécurité sociale applicable lorsqu’un travailleur exerce une partie de ses activités dans son État de résidence, une autre partie dans d’autres États membres de l’Espace économique européen (EEE) et en Suisse et une autre partie dans des pays tiers en dehors de l’EEE et de la Suisse. Dans cette décision, la Cour a jugé que toutes les activités du travailleur doivent être prises en compte, donc pas seulement celles dans l’EEE et en Suisse, mais aussi celles dans des pays tiers. Cet arrêt est particulièrement important pour les employeurs occupant des travailleurs qui travaillent dans leur pays de résidence, mais aussi dans d’autres pays de l’EEE ou en Suisse, et qui sont en outre actifs dans des pays tiers.